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Vous la reconnaissez ? Le dernier échec ne nous a pas vacciné, encore une course au garage et une jumelle qui nous tend les bras. État identique à la sœur décédée, que dire de plus, c'était l'exacte copie conforme, hormis la livrée pour la différence et le souvenir. Ah, mais si, il y a une énorme évolution, la boule a survécu aux mains de Madame et devint la première voiture du fiston... Elle roule encore aujourd'hui.

Suite à la destruction massive de la Corolla, un samedi à courir les garages pour trouver l'idéal dont nous avions tracé les grands traits : confort, espace, puissance, âge et fiabilité. Une Xsara 1.8i, suite aux tractations d'usage, nous partîmes vers de grandes balades, elle glissait au son de nos musiques préférées et berçait les enfants grandissant. Elle aspirait les Kms comme on suce une glace moelleuse. La séparation fut douloureuse mais vieillesse et conso dictèrent le divorce.

Finance en baisse, il fallait pourvoir d'urgence au remplacement de la 5GTX. Le hasard me fit tomber sur cette R9. Âgée mais très propre, moins chère qu'une mobylette, je sautais sur l'occasion. Je dois avouer qu'elle n'avait rien d'un bolide mais jamais à la peine, elle a rempli son rôle au dessus de nos espérances. Cardan claquant, roulement ronronnant, je compris qu'on approchait de la fin et en fit cadeau à un voisin dans la peine.

Les qualités de la première C2, altérées par un kilométrage hors norme et la fin de garantie me poussèrent vers la suivante. Entre temps la forme avait un peu évolué et je voulais plus de gaité, le gris m'affligeait. Ce fut un rouge éclatant, je souriais de la voir pimpante et toujours le même plaisir au volant, toujours les mêmes sensations de sérieux, de confort et son estomac d'oiseau. Mêmes causes, même souffrance lors de la cession...

Remplaçante de la R5L, elle fut achetée une bouchée de pain à cause d'une boîte de vitesse moribonde. Boîte changée pour celle d'une Express D, elle devint ma voiture, la R19 changea de main. Relativement sobre pour une bonne puissance et un très bon confort. Je l'appréciait beaucoup jusqu'au jour où un macadam récent lui fit faire une glissade qui se termina par l'embrassade d'une boule d'attelage entre les deux longerons. 1er et seul accident à ce jour, fin de l'histoire.

Quand elle est sortie, elle me plut de suite je lui trouvais un air extra terrestre et aguichant. La Saxo était en fin de garantie et titrait un kilométrage rédhibitoire, donc reprise contre la belle. Si l'A112 fut la voiture de ma jeunesse, la C2 devint celle de la maturité avancée. J'adorais prendre le volant, sentir le diesel monter en régime, je ne m'en lassais pas. Mais comme pour sa prédécesseure, les Kms sonnèrent l'heure de la séparation.

Acquise un peu avant la C2 ph 1, cette C3 remplaça la Xsara pour entamer la série des C qui dure encore partiellement. Une très jolie occasion, au kilométrage nul, souple douce à maitriser. Pas un immense plaisir mais une voiture sérieuse, sécure et légère... Trop légère : un chien, trois tonneaux plus tard Madame sans dessus dessous et la belle bleue en route pour la casse.

Mois crucial, la R19 était partie dans la plénitude du nord charentais, il nous fallait trouver une remplaçante d'urgence, peu chère, récente et polyvalente. Alors que nous faisions les boutiques, nous fumes attirés par la framboise éclatée, spacieuse, économique, un faible kilométrage et une bouille riante. Madame s'appropria le fruit mûr et quelques tour du monde, un embrayage et 2 courroies de distribution plus tard... on oublia la verrue.

The last & the least... La C3 quittée, oubli de maudire Ciroën pour l'abandon de la C2. Seulement, plus aucun petit diesel Français hormis la Twingo (made in Slovenia ? ) et, en raison de la crise, interdit d'acheter étranger. La petite était sympa, mais que de défauts, d'erreurs conceptuelles et malgré l'agrément de conduite, au fil des kms et des tracas, nait l'insidieuse déception. Le flash d'achat se transforme peu à peu en rejet. J'aurais pu l'aimer, mais trop, c'est trop. Vive la…

Quelques semaines après la Fiat, la R9 blanche ayant dépassé la date de péremption, je me trouvais fort dépourvu quand je me souvins de ce moustique aperçu lors de l'achat de la framboise. Tout de go je la négociais avantageusement et me retrouvais possesseur d'un chameau diesel fort agréable, à ma dimension et d'une robustesse mécanique sans égal, exceptés la boîte qui partit rejoindre la fonderie. Que dire du doux regret de la faufilante hormis qu'elle fit son temps.